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Des restes et de leur traduction

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David Benhaim

Résumé de la communication

La notion de restes est centrale dans l’œuvre de JA. Dans L’intraduisible, elle affirme que le journal de déportation de son père délivre une sagesse de vie qui peut être résumée dans trois expressions : savoir faire avec les restes, inhumer les restes, inscrire les restes. C’est une sagesse qui dicte de prodiguer des soins à ce qui reste. Or ces différentes opérations impliquent d’abord qu’on traduise ces restes. Comme elle l’écrit dans l’avant-propos de L’intraduisible : «Pour recueillir et transmettre ce qui reste d’une culture détruite, il faut le traduire.» Que faut-il alors entendre par traduire, par traduction? S’agit-il, selon la définition courante, d’«un acte de translation transparente du sens», selon l’expression d’Antoine Berman? Que devient la notion de traduction dans ce transfert de son champ originel – la traduction d’un texte - vers le champ psychique, particulièrement le champ du trauma?

Résumé du colloque

Notre colloque prendra place trois mois avant la publication aux Presses de l'Université Laval. d'un ouvrage consacré à l'oeuvre de Janine Altounian L'oeuvre de l'essayiste a fait l'objet de colloques en Europe. Cependant, les travaux de Janine Altounian sont toujours peu connus dans les Amériques. Nous entendons faire valoir la singularité de l'oeuvre de Janine Altounian dans le contexte de l'histoire québécoise qui met en scène, à sa façon, un impact traumatique, une dépossession.

Contexte

host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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