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Résumé du colloque
Je propose dans cet exposé d'aborder la relation entre les sens et les émotions chez les Inuits, à la suite d'un terrain ethnologique effectué sur les Iles Belcher au Nunavut. À la base de cette réflexion, le terme « ippiniarniit » apparaît comme essentiel. L'analyse de celui-ci révèle en effet sa polysémie, réunissant à la fois la douleur, les sens, les sentiments, mais aussi l'attention portée sur l'extérieur, exprimant ainsi la face sensible d'une forme d'être-au-monde inuit. L'Inuit, perçu comme un élément du cosmos en relation avec les animaux, les astres, le paysage, mais aussi avec ses semblables, dégage une certaine porosité. Cette dernière menace et fragilise l'ordre du monde, rendant l'individu hypersensible à ce qui l'entoure, au sein d'un espace où les frontières sociocosmiques et interrelationnelles sont en mouvance constante ou susceptibles de l'être. Je suggère dans cette présentation d'aborder un des aspects essentiels de l'expression sensorielle inuit, qui concerne la relation du chasseur à son « environnement ». En effet, dans un espace changeant et modifiable, la perception sensorielle du monde inuit est particulièrement « sensible». Afin de capter tout « signe » d'une instabilité potentielle ou même simplement de saisir la dynamique du monde en perpétuel mouvement, l'Inuit se révèle extrêmement attentif à l'autre, mais aussi à son « environnement », variable et inattendu. Autrement dit, « sensoriellement actif » en permanence. C'est cette relation que je proposerai ici de développer.
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