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Désacétylation et dépolymérisation de la chitine par le dioxyde de soufre

FN

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Frédéric Niola

Résumé du colloque

La chitine, qui est après la cellulose le polysaccharide le plus répandu dans la nature, peut être facilement extraite de la carapace des crustacés (homard, crabe, crevette), résidu important de l'industrie des pêches, en particulier du Québec et dans les provinces maritimes. Par désacétylation de la chitine, on obtient le chitosane qui, grâce à la présence de groupes amines, possède des propriétés intéressantes qui débouchent sur plusieurs applications dans des domaines aussi variés que l'agroalimentaire, la santé, l'agriculture et l'environnement. La production industrielle, surtout localisée au Japon, est une opération longue et coûteuse et présente comme inconvénient majeur l'emploi de solutions très concentrées en soude. De plus, le contrôle de la réaction est très délicat du fait de la désacétylation incomplète du produit final. À partir d'études préliminaires dans un système discontinu de réaction en cascade, on a développé un réacteur en continu permettant de traiter en continu entre 2 et 5 kg par heure. Le principe de fonctionnement de ces deux réacteurs est basé sur le concept de l'échangeur thermique chimique réglé par ailleurs dans le laboratoire de ThermoMécanique-Chimie. En effet, le dioxyde de soufre est utilisé comme agent désacétylant. Une faible concentration de courant (inférieure à 2 mol/l) permet une désacétylation et une dépolymérisation de l'acétylglucosamine en glucosamine. La caractérisation du produit final, en termes de degré de polymérisation, a été effectuée au moyen de la chromatographie liquide, diffraction des rayons X, spectrométrie infrarouge et RMN. La distribution des masses moléculaires a été déterminée par microscopie électronique et chromatographie par exclusion de masse.

Contexte

host icon Hôte : Université de Sherbrooke

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