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Désintégration des mésotrons lents

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Franco Rasetti

Résumé du colloque

La désintégration des mésotrons lents, à la fin de leur parcours, fut étudiée à l'aide d'un appareil fonctionnant sur le principe suivant. Un faisceau de mésotrons est choisi, à l'aide d'un système de compteurs connectés en coïncidence quadruple, de façon qu’il passe à travers une brique de fer de 10 centimètres d’épaisseur. L’absorption des mésotrons par le fer est mesurée au moyen d’une batterie de compteurs en anticoincidence. On trouve qu’une fraction des mésotrons arrêtés est associée à l’émission, par l’absorbant, d’une particule ionisante. Un système spécial pour enregistrer les coïncidences, dont le pouvoir résolutif est de l’ordre d’une microseconde, nous permet d’établir que l’émission des particules est retardée de quelques microsecondes par rapport au mésotron associé. La particule ainsi retardée est interprétée comme étant l’électron de désintégration du mésotron absorbé. L’appareil utilisé est suffisamment perfectionné pour permettre de connaître la distribution dans le temps des particules émises, et par suite, la vie moyenne du processus de désintégration. On trouve une vie moyenne de 1.5 ± 0.3 microsecondes; ce qui concorde avec les valeurs déduites de l’absorption anormale dans l’atmosphère. Le nombre d’électrons de désintégration par mésotron absorbé a aussi été déterminé pour un absorbant en aluminium; il est à peu près 0.5. Ce résultat semble corroborer la théorie voulant que les mésotrons positifs subissent la désintégration spontanée tandis que les mésotrons négatifs réagissent avec les particules nucléaires.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Mathématiques, physique et chimie
host icon Hôte : Station de recherches forestières de Duchesnay

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Thème du colloque :

Mathématiques, physique et chimie