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Résumé du colloque
Il est de bon ton de dire qu'en Afrique l'état précède la nation qu'il est précisément appelé à bâtir. Dans cette optique, à l'aube des indépendances africaines (vers 1960), l'état se devait, dit-on, d'être «fort»; d'où l'idée d'une administration centrale tentaculaire, de bases infrastructurelles concentrées, d'un pouvoir politique et militaire centralisé sinon personnifié, etc. Plus de trente ans plus tard, on constate l'ampleur du gâchis. Dans chaque pays, il y a une co-existence (non pacifique) de deux pays sinon de deux mondes diamétralement opposés: 1°) une région métropolitaine (souvent côtière) hypertrophiée et boulimique et 2°) un arrière-pays (ou pays des profondeurs) vidé de ses forces vives, où les cerveaux et les ventres sont vides. Notre étude montre qu'aujourd'hui, dans les pays sahéliens, il y a un regain d'intérêt pour le développement régional et local entendu au sens de développement équilibré et équitable. En effet, en visant la sécurité alimentaire et la saine gestion des ressources naturelles, les États sahéliens appliquent deux démarches complémentaires, à savoir: au niveau régional, la mise en valeur des potentialités agro-sylvopastoro-piscicoles de «zones» socio-écologiques homogènes et, au niveau local, l'aménagement des terroirs villageois. Mais, en mettant en exergue la variable environnementale, on peut se demander si, pour des raisons historiques, le développement régional et local au Sahel ne reste pas un simple vœu pieux.
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