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Douleur, détresse, désespoir et dépression : est-ce du pareil au même ?

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Frédérick Dionne

Résumé de la communication

Cette étude consiste à faire connaître, tant pour la communauté anglophone que francophone, l’apport récent et prometteur d’un outil de mesure en suicidologie. En effet, depuis quelques années, la communauté scientifique dispose d’un nouvel instrument de mesure comprenant 13 énoncés évaluant l’intensité du psymal d’une personne. Cette notion de psymal, issue de la théorie d’Edwin S. Shneidman (1993), réfère à la perturbation psychologique ou à la souffrance psychologique intolérable si souvent associée aux personnes hautement suicidaires. Ainsi, cette communication s’inscrit dans la poursuite du travail de validation du Psychache Scale, échelle élaborée par Holden, Mehta, Cunningham et Mcleod (2001). À l’origine, l’équipe de Holden (2001) trouve auprès d’une population de 505 étudiants universitaires de premier cycle, que le Psychache Scale possède une forte fidélité de cohérence interne, une validité prédictive en fonction de différents critères relatifs au suicide ainsi qu’une validité différentielle, si on le compare à d’autres mesures psychologiques du suicide. Dans la présente étude, l’objectif est de traduire et de valider en langue française le Psychache Scale et d’apprécier son comportement en fonction de diverses variables reliées aux conduites suicidaires. Aussi, l’étude vise à dégager la structure latente de construits reliés au suicide tels que le psymal (souffrance psychologique), la détresse psychologique, le désespoir et la dépression. Pour ce faire, 614 jeunes adultes étudiant à l’université âges entre 18 et 30 ans ont rempli l’Échelle du Psymal. L’échantillon se compose de 430 femmes et 194 hommes, avec une moyenne d’âge de 21.8 années. Les analyses révèlent que l’Échelle du Psymal possède une très bonne cohérence interne. La stabilité temporelle de l’instrument s’est aussi avérée satisfaisante. De plus, la validité convergente a été établie avec l’Échelle de désespoir de Beck (HS), l’Échelle de dépression de Beck-II (BDI-II) et l’Indice de détresse psychologique de l’enquête Santé Québec (IDPESQ-14). En général, les résultats obtenus avec la version française sont comparables à ceux de la version anglaise. Une analyse factorielle confirmatoire effectuée avec le programme LISREL démontre la validité de construit de l’Échelle du Psymal et nous permet de se prononcer sur l’indépendance de la souffrance par rapport à d’autres construits théoriques. Les retombées de cette recherche sont doubles. D’abord, il ressort qu’il est actuellement possible d’utiliser cet outil tant avec une population générale d’anglophone que de francophone. Pour l’instant, l’intérêt essentiel de l’échelle concerne la fidélité et la validité convergente. Ensuite, il met en valeur, une mesure pouvant être très utile sur le plan thérapeutique. En effet, l’Échelle du Psymal permet de mettre à jour l’intensité de la souffrance psychologique, associée aux conduites suicidaires, non livrée spontanément par une personne. D’autres efforts sont à déployer afin de mieux comprendre le lien entre le psymal et les conduites suicidaires.

Contexte

Section :
Psychologie
news icon Domaine de la communication :
Psychologie
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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Thème du communication :

Psychologie

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