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Du bruit des chutes, du comportement des caribous et de la principale cause de leur mortalité

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Camille Laverdière

Résumé du colloque

Parmi les causes de la disparition des caribous au Québec — s'il en fut jamais ainsi! — Rousseau (RGM, 50, IV, 3-4) n'évoque pas la noyade; or, c'est peut-être là le principal facteur de leur mortalité naturelle. N'en avons-nous pas pour preuve la disparition récente (sept. 84) de près de 100 000 têtes de caribous dans les eaux du Canipiscau. Le Jeune (Le Devoir, nov. 84) croit même que de telles hécatombes seront encore plus fortes, le nombre des bêtes le permettant. Si en réalité leur population dépassait de deux à trois fois le nombre actuel, qu'est-ce qui empêche que le Nouveau-Québec ne supporte plusieurs millions de caribous. Presque tout le territoire n'est-il pas un vaste pacage capable de subvenir à des populations tellement plus fortes. Leurs sentiers ne sont-ils pas là partout, non gagnés par la croissance des lichens, témoignant d'une densité animale encore hier très grande. Leurs aires de répartition, changeantes, se déplacent vers le sud dans des migrations de plus en plus hâtives. Pourquoi les bêtes entreprennent-elles trop souvent la traversée d'un cours d'eau où il émet un bruit analogue à celui d'un troupeau en déplacement, c'est-à-dire à l'emplacement d'un rapide ou d'une chute, plus encore à leur tête, d'où les catastrophes. Ne devrions-nous pas diriger aussi nos études sur de telles pistes.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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