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Résumé du colloque
Au 12[SUP e] siècle, le livre est le « symbole d’un objet inédit du visible mais impalpable »; de là l’idée du texte livresque qui va façonner l’esprit scolastique, ainsi que tout le rapport texte-esprit. Cette matérialisation de l’abstraction, selon Illich, est en fait une métaphore clé qui donne son unité à l’espace. Or, au fil du temps le livresque « cessera d’être objet à lire pour devenir objet à décrire ». Soudain: « tout ce qui est est d’une certaine façon un texte ». Plus tard, évinçant la conception traditionnelle de « chose écrite », la pensée post-structuraliste annonce la fin du livre en le supplantant par l’avènement de l’écriture. L'écriture devient l'essentialité structurante de tout système de marque, de trace. Elle est posée en ouverture à toute intention de signifier. Une telle réduction annonce la « clôture » du texte dans un tout est écriture; ce qui implique aussi qu’il n’y a pas de hors-texte ! Une telle articulation, ne viendrait-elle pas par renversement conceptuel instaurer à nouveaux frais un lieu et une autorité livresque entre le lisible et le visible, entre le texte et la « chose écrite »? Je propose d’analyser les répercussions de ce concept d’écriture sur le plan de la relation texte-esprit. La réflexion portera sur des contributions de Derrida autour de « La fin du livre et le commencement de l’écriture » et d’Illich avec « Du livre au texte ».
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