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Du moi philosophique au moi public : la volonté de (se) créer chez Maine de Biran et Samuel Taylor Coleridge

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Benjamin Bacle

Résumé de la communication

En restaurant le principe de la volonté comme fondement incontestable de l’individualité et du moi, le philosophe français Maine de Biran et son contemporain anglais Samuel Taylor Coleridge ont certainement contribué, à l’aube du dix-neuvième siècle, à l’avènement de l’idée d’auto-création littéraire et philosophique. La volonté n’apparaît pas pour autant de la même manière dans la pensée de l’un et de l’autre: alors que, chez Maine de Biran, elle est avant tout un fait, chez Coleridge, fortement influencé par l’idéalisme allemand, elle s’apparenterait davantage à un postulat, moral et religieux. Mais, étrangement, le désir de se posséder soi-même se traduit, dans les deux cas, par un rapport problématique et comparable à l’ecriture : des productions difficiles et toujours insatisfaisantes pour leurs auteurs, qui résultent en publications soit rares (Biran), soit obscures (Coleridge), et un nombre non négligeable de cahiers, de journaux destinés à l’usage privé mais où certaines des idées les plus pertinentes, les plus profondes sont consignées. Cette communication tentera de mettre en lumière les liens entre les volontés de créer et de se créer, le sentiment d’incapacité à se montrer à la hauteur de ses propres attentes et, étant données leurs difficultés à passer du moi intérieur à son expression publique, la postérité laborieuse de nos deux penseurs.

Résumé du colloque

Ce colloque sera l'occasion du lancement du numéro 18 (printemps 2009) des cahiers littéraires Contre-jour.

Contexte

host icon Hôte : Université d’Ottawa

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