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Du récit de vie comme argument éthique : principes, finalités et limites

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Marie Gaille

Résumé du colloque

Dans ma pratique dans un centre d’éthique clinique, j’ai été confrontée à un mode de réflexion - incarné dans nos réunions pluridisciplinaires – par les psychiatres, les psychologues et les psychanalystes – par essence rivé au singulier et à l’histoire de vie du patient. J’aimerais dans cette communication m’interroger sur le statut d’un tel mode de réflexion : constitue-t-il une forme de savoir aux yeux de celui qui le pratiquent et si oui, lequel ? Que peut-il « apprendre » et « enseigner » à ceux qui font le choix d’une interrogation éthique au cas par cas ? Quelle relation, pour parler plus généralement, peut se nouer entre éthique de la singularité et psychologie, approche éthique au cas par cas et appréhension de la personne à travers le filtre théorique de la psychologie ? Quelle relation existe par ailleurs entre l’usage du récit de vie et la promotion de « l’autonomie » du patient, valeur revendiquée de l’éthique médicale contemporaine, notion dont la psychologie met en avant les pièges et les insuffisances. Au sein d’une réflexion pluridisciplinaire souvent prégnante dans les comités d’éthique hospitalier, comment tisser un récit de vie éthique ? Double-t-il le récit de cas du psychologue ou constitue-t-il une partition différente ? Quel usage peut-on en faire ? Au-delà du rappel que le patient n’est pas seulement un « cas » médical mais aussi une personne avec son histoire, cet usage est-il pertinent dans toutes les relations de soin ?

Contexte

host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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