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Du siège de l'âme: les déplacements du spectateur et du lecteur chez Diderot

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Olivier Asselin

Résumé du colloque

La réflexion de Diderot sur la peinture et le théâtre est portée par le souci de définir le visible. Diderot exige en effet de la réalité, du matériau, de la simplicité dans l'expression, la composition et la manière, bref, de la discrétion de la part de l'acteur ou du peintre. Cependant, dans les lettres mêmes de Diderot, Salons, romans ou critiques, le "tableau" ou le "théâtre" a parfois une autre discrétion. Au contraire, il se manifeste toujours dans le "recul" par un "je" consigné et le "jeu" de l'auteur et du lecteur. Mais ce n'est pas là un paradoxe, on peut supposer que les exigences anti-théâtrales ne concernent pas l'image peinte ou écrite, mais le spectateur. Il n'est pas sans rapport avec la place du spectateur. Il se trouve non seulement moins dans la représentation d'ici ou de là, mais dans le "recul", le "non-sens", c'est-à-dire, si sa "place" ou son "siège" est surtout son corps. Certains sujets critiques comme chez Diderot le récit de la scène ou de l'image est une transcription ou une transversion du corps; ce récit même considère comme autant d'allégories du spectateur-lecteur: Houdon sortant du Louvre, Diderot en spectateur, en critique des corps, Mangogul, dont le corps devient spectateur de son propre corps. Ainsi, l'enjeu de l'analyse critique n'est pas seulement le "réalisme" mais bien l'"analyse ou le respect du médium" mais explicitement moral.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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