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Résumé du colloque
Éclairée par le pragmatisme (C.S. Peirce), la rhétorique que devient un lieu d'argumentation discursive (C. Perelman). Opposée à une logique de la démonstration dont l'argumentation à l'évidence en vérifie et en scelle les vérités, l'argumentation rhétorique, non contraignante, se rend ambiguë. Tournée vers le spectateur, elle l'interpelle. En art actuel, l'installation expose avec éclat son arsenal rhétorique. Ses figures - répétition, mise en abyme, métonymie par ex. -, s'accordent singulièrement à l'espace-temps et représentent un particularisme fort intéressant que nous aborderons avec le Musée de l'absurde (L.F. Whitcomb). En effet, l'interprétance s'élabore en raison de ses arguments tropiques hic et nunc. Entièrement dépendante de ses conditions d'exposition, l'installation établit in situ des contraintes contextuelles dont la fonction argumentative accroît, altère, diminue, perturbe l'adhésion des interprétants. À saisir l'opportunité, à figurer l'occasion, à répéter l'éphémère, l'installation révèle la précarité de sa conjoncture qui s'étend au contenu de la représentation. Ses limites spatio-temporelles provoquent une sorte d'état d'urgence. Par son action, l'installation coupe l'espace et le temps à la manière du photographique. Elle impose ainsi à l'argumentation un couperet. Alors que l'univocité des discours nécessite un temps figé, libéré des circonstances d'énonciation, à l'opposé en permanente évolution, l'argumentation rhétorique dépend de son contexte.
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