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D’un projet d’entraide à un projet d’insertion socio-économique: l’expérience des Cuisines collectives

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Christel-Anne Noraz

Résumé du colloque

Depuis la fin des années 80, des groupes de Cuisines Collectives se développent rapidement à travers tout le Québec. On en compte aujourd’hui plusieurs centaines. Bien qu’elles bénéficient d’un effet de mode dans les médias, les Cuisines sont mal connues et surtout peu étudiées. Nous faisons l’hypothèse qu’à partir d’un besoin de base, l’alimentation, celles-ci favorisent une insertion de double base, à la fois économiques et sociales. Nous avons choisi d’étudier la Cuisine collective Hochelaga-Maisonneuve, la plus ancienne à Montréal, située dans un quartier défavorisé, et composée d’une quinzaine de groupes de cuisines. Nous avons réalisé une observation participante, assisté aux réunions du Comité de Cuisine, des entrevues avec des membres, anciens membres et informateurs-clefs, et une étude de documents. Nous présentons les résultats de cette recherche, selon deux axes: 1) Nous montrerons tout d’abord que ce type d’activités s’inscrit dans une dynamique de développement économique communautaire, ce qui les situe à l’intérieur de la “nouvelle économie sociale”. 2) Nous montrerons ensuite que les personnes engagées dans les Cuisines collectives en viennent à mieux s’insérer dans la société. Une démarche de prise en charge contribue à résoudre non seulement le problème de la faim, mais aussi d’autres problèmes (toxicomanie, violence...). Plus largement, les personnes s’insèrent dans un groupe social et dans différents réseaux du quartier, reprenant ainsi du pouvoir sur leur vie. Pour conclure, nous mettons l’accent sur des projets prometteurs des Cuisines collectives dans le domaine économique.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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