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E Pluribus unum : fonctions de l’anglais dans l’écriture oulipienne chez Georges Perec

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Isabelle Parnot

Résumé du colloque

L’abandon de la linéarité du récit, l’amenuisement de la fonction de régie du narrateur au profit de la polyphonie des voix, la porosité des frontières entre les genres, ou encore la réflexivité de l’écriture sont les quelques grandes directions prises par la généralisation des formes d’écriture du discontinu. Elle se constitue en réponse à la crise des valeurs succédant à la seconde guerre mondiale qui a vu l’effondrement des utopies et connu le désarroi devant l’appréhension d’un réel profondément inassignable. C’est dans ce cadre historique, littéraire et idéologique que s’inscrit l’écriture perecquienne, symbolisée par la pièce de puzzle dans La Vie mode d’emploi. Une acception du mot fragment dans Le Dictionnaire du littéraire le subordonne à un ensemble constitué, comme partie décomplétée d’un tout, alors qu’une autre insiste sur l’absence de dépendance du fragment à une quelconque organisation d’ordre supérieur, dans le cadre d’une poétique du discontinu « qui privilégie toujours la relance du questionnement et excite l’insatisfaction »1. Je me propose cependant de montrer que l’écriture perecquienne s’approprie le fragment en s’en écartant sensiblement, soumettant les unités microstructurales discontinues à une organisation macrostructurale englobante, objet de sa singularité. La deuxième acception du mot fragment ne fonctionne pas concernant l’écriture perecquienne, qui place défauts, clinamens et ratés à la rubrique des pertes inhérentes au système supérieur qu

Contexte

manager icon Responsables :
Sélom Komlan Gbanou
host icon Hôte : Université de Montréal

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