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Écrire à loisir

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Michel Biron

Résumé du colloque

Au début du conte intitulé «Le paysagiste» (paru d'abord dans Situations en 1959), Jacques Ferron écrit que le héros, à la fois simple d'esprit et artiste, «vivait tout étonné au milieu d'un grand loisir». On partira de ce dernier mot pour interroger, à travers la lecture sociocritique de ce conte et des quelques autres qui portent sur la figure de l'artiste, les conditions plus générales de l'écriture de Ferron. Le «grand loisir» renvoie tout à la fois à la situation du jeune Ferron alors qu'il était en Gaspésie et à la situation de l'artiste dans une société en apparence épargnée par la modernité, ni contrainte ni contraignante. Celle-ci correspond moins à la société de loisir (Th. Veblen) qu'à une sorte de «paysage» mi-fictif mi-réel, dans lequel on reconnaît aussi le «pays» rêvé de la Révolution tranquille. Le «grand loisir» est enfin le loisir même de l'art, par lequel Ferron définit un espace de liberté proprement esthétique. On verra ainsi en conclusion que le véritable «engagement», selon lui, est à l'opposé de ce que Sartre entendait par ce terme.

Contexte

news icon Thème du colloque :
«Le premier Ferron».
host icon Hôte : Université McGill

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Titre du colloque :

«Le premier Ferron».

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Thème du colloque :

«Le premier Ferron».