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Écriture de la disparition

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Hélène Piralian

Résumé du colloque

Pourquoi, en un premier temps, ne peut-on que survivre à la disparition déniée d’un proche ? En quoi cette disparition et son déni nécessitent-ils réanimation et réhumanisation de ce disparu pour pouvoir se réapproprier une vie qui soit la sienne et pourquoi cela ne peut-il se faire que par un processus de création ? En effet, le disparu en ne pouvant être pensé ni comme vivant ni comme mort bouleverse toute la structure psychique de celui qui en hérite puisqu’il bloque en les faisant éclater les repères de filiation, de temporalité et de structure de celui-ci. Le Réel, le Symbolique et l’Imaginaire ne pouvant plus se constituer en liaison les uns par rapport aux autres de même que passé, présent et futur ne se différenciant plus forment un temps intemporel où le passé devient un présent éternel. Face à cela, l’écriture autobiographique se veut inscription de soi à partir de la réinscription du disparu. Elle est comme une mise en acte de son rétablissement, à travers cette réinscription de l’autre, dans l’ordre humain. Une interrogation sera aussi menée, en éclairage à cette question sur : Qui est un vivant lorsqu’il est constitué en disparu ? Enfin, le chemin de l’écriture autobiographique n’est-il pas un trajet étrangement parallèle au trajet psychanalytique à ceci près, peut-être, que son ancrage dans le réel diffère ?

Contexte

manager icon Responsables :
Claudie Gagné
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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