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Résumé du colloque
Cette communication portera sur quelques-uns des problèmes d’ordre pratique, esthétique et éthique que posent l’édition et la traduction des correspondances. Nous prendrons comme corpus de référence les lettres échangées par Gabrielle Roy et Joyce Marshall (édition à paraître). Romancière, nouvelliste, poète et critique, Marshall a traduit trois oeuvres de Roy : La route d'Altamont, 1966 (The Road Past Altamont, 1966), La rivière sans repos, 1970 (Windflower, 1970) et Cet été qui chantait, 1972 (Enchanted Summer, 1976). Il en est d’ailleurs question dans les lettres, dont plusieurs consistent en des listes plus ou moins longues de syntagmes et de phrases à modifier dans les manuscrits sur lesquels travaillaient les deux femmes. Ces références étant présentées sans contexte, il fallait trouver une façon de compenser le manque sans alourdir indûment l’appareil éditorial. Les lettres de Roy comme celles de Marshall sont écrites en anglais (à part un ou deux passages). Si cette propriété des textes a favorisé la production d’une correspondance croisée, elle a par contre rendu problématique l’adoption d’un protocole d’édition uniforme, l’anglais de Roy présentant des écarts lexicaux, grammaticaux et syntaxiques difficiles à classer et, du fait même, à traiter. La traduction de cette correspondance poserait des problèmes analogues, en plus de confronter le ou la responsable du projet à des décisions délicates quant au respect des caractéristiques distinguant les deux voix.
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