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Effet de fréquence dans la dérivation des adverbes : étude des performances de trois patients aphasiques polonophones

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Danuta Perlak

Résumé de la communication

Cette recherche a pour but d'apporter une contribution à la compréhension des processus impliqués dans l'accès au lexique mental chez les sujets aphasiques. Pour ce faire, nous avons comparé les performances de trois patients aphasiques à celles du groupe contrôle dans la reconnaissance des adverbes dérivés des adjectifs. Les études précédentes ont démontré que, chez les patients aphasiques, la reconnaissance des affixes dérivationnels est mieux préservée que celle des affixes flexionnels (ex. : Miceli et Caramazza, 1988). Feldman (1994) rapporte que, chez les sujets non cérébrolésés, la structure morphologique est plus transparente pour les processus flexionnels que pour les processus dérivationnels. Stimuli. En polonais, tous les adverbes sont dérivés des adjectifs et ce processus est marqué par l'ajout de la terminaison flexionnelle –e ou –o (such-y à such-o, 'sec à sèchement'). Dans cette expérience, nous avons utilisé deux groupes de paires adjectif-adverbe : dans le premier groupe les adjectifs étaient plus fréquents que les adverbes correspondants et, dans le deuxième, les adjectifs et les adverbes avaient la même fréquence. Participants. Trois patients aphasiques et 17 sujets contrôles ont pris part à cette expérience. Méthodologie. Le paradigme de la décision lexicale simple a été utilisé. Résultats et discussion. Les résultats ont révélé qu'aussi bien pour les patients aphasiques que pour les sujets contrôles, la fréquence des adjectifs n'a aucun impact sur la reconnaissance des adverbes. Néanmoins, les sujets non cérébrolésés accèdent plus facilement aux adjectifs qu'aux adverbes tandis que dans le cas des patients aphasiques, il n'y a aucune différence dans les temps de réactions entre les adjectifs et les adverbes. Cette dernière observation confirme l'hypothèse de la dichotomie entre la flexion et la dérivation. Le dernier résultat appuie également l'hypothèse selon laquelle les sujets cérébrolésés ont plus de difficulté à traiter les affixes flexionnels que les affixes dérivationnels.

Contexte

Section :
Linguistique
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Linguistique
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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Thème du communication :

Linguistique

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