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Effet de l'ambiguïté du stimulus dans l'attribution d'une émotion chez des enfants âgés de 6, 8 et 11 ans

GQ

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Germain Quintal

Résumé du colloque

Chandler (Chandler et Helm, 1984, Carpendale et Chandler,1996) soutient que la réussite au test de fausse croyance vers l'âge de 5 ans est insuffisante pour prétendre que la compréhension qu'ont les enfants du fonctionnement mental (e.g., theory of mind) est pleinement achevée. Des données (Taylor, 1988; Carpendale & Chandler, 1996) montrent en effet que ce n'est qu'à 8 ans que les enfants comprennent qu'une même information peut être interprétée de deux façons différentes. L'objectif de la présente recherche est de vérifier à quel âge émerge la capacité de comprendre le caractère interprétatif de l'esprit dans le domaine des émotions. Des enfants âgés de 6, 8 et 11 ans (n=8 par groupe d'âge) reçoivent deux tâches dans lesquelles ils doivent attribuer une émotion à un personnage après que ce dernier ait eu accès à un stimulus ambigu. Dans chaque tâche le personnage, qui désire une boîte de chocolat cible, est placé devant un panneau dans lequel une ouverture rend visible une portion d'une boîte test placée juste derrière. Dans la tâche 1, la boîte test contient des souliers et la portion visible est de même couleur que la couleur correspondante sur la boîte de chocolat. Dans la tâche 2, la boîte test contient du chocolat, mais la portion visible est de couleur différente de la couleur de la boîte de chocolat cible. Dans les deux tâches les enfants connaissent le contenu réel de la boîte test et le personnage ignore ce contenu. Dans la tâche 1 le personnage ne peut lever l'ambiguïté (ce peut être du chocolat) mais dans la tâche 2 le personnage ne possède aucun indice lui permettant d'inférer que ce peut être du chocolat. Les résultats ne révèlent aucune différence dans la tâche 1 entre les trois groupes quant au type d'émotion attribuée et quant à la justification invoquée pour attribuer ces émotions. Dans la tâche 2, il n'y a pas non plus de différence entre les groupes quant au type d'émotion attribuée. Par contre, il y a significativement plus de sujets de 11 ans, (X2 (dl:4): 11.3, p< .03), qui justifient correctement l'émotion en invoquant l'ignorance du sujet que dans les deux autres groupes d'âge. Les résultats sont discutés en fonction du lien entre perception, connaissance et émotion dans l'élaboration d'une théorie de l'esprit.

Contexte

Section :
Psychologie
news icon Thème du colloque :
Psychologie
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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Titre du colloque :

Psychologie

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