Effets du travail du sol, des systèmes de culture (monoculture et rotation) et du niveau de fertilisation azotée sur les émissions d'oxyde nitreux (N2O)
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Résumé du colloque
Le sol constitue une source importante d’oxyde nitreux (N2O), de par l’activité des organismes qui y vivent. Or l’accumulation de N2O dans l’atmosphère contribue à la fois à l’effet de serre ainsi qu’à la destruction de l’ozone atmosphérique. De plus, l’émission de ce gaz représente une perte d’azote du sol. L’intensification de l’agriculture accompagnée entre-autre d’une augmentation de l’usage d’engrais azotés, pourrait augmenter la production de N2O. Cette étude vise donc 1) à estimer les quantités de N2O émises par les sols soumis à différents systèmes culturaux et 2) à identifier le(s) système(s) qui minimiseraient ces émissions. L’étude menée en 1994 et 1995, a été divisée en 2 expériences. La première, effectuée sur 2 sols: une argile lourde Ste-Rosalie (gleysol humique) et un loam sablonneux Chicot (podzol gris brun) avait pour but d’évaluer l’effet du niveau de fertilisation azotée (0, 170, 285 et 400 kg N/ha) associée à la monoculture du maïs, sur le flux de N2O. La deuxième expérience, organisée en parcelles partagées avec, comme facteur principal, le travail du sol (travail conventionnel vs semis direct), les systèmes culturaux en sous-facteur (monoculture de maïs ou de soya, alternance maïs-soya ou maïs-soya-luzerne) et le niveau de fertilisation en sous-sous-facteur (0-90 ou 180 kg N/ha pour le maïs et 0-20-40 kg N/ha pour le soya en monoculture) fut elle-aussi établie sur 2 types de sol : une argile Ste-Rosalie et un loam limonoargileux Ormstown (2 gleysols humiques). L’échantillonnage du gaz s’est fait avec l’aide de cylindres sans fond, insérés partiellement dans le sol et recouverts hermétiquement pendant 1 heure, duquel étaient prélevés 10 cc d’air. Les émissions totales de N2O ont varié de 1.2 à 8.48 kg N/ha/an en 1994 et de 0.5 à 8.2 kg N/ha/an en 1995. Le système en semis direct et les niveaux de fertilisation azotés les plus élevés ont produit plus de N2O en 1994 et 1995. En 1994 seulement, les parcelles cultivées en maïs ont émis plus de N2O que celles de soya ou de luzerne.
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