Effets d'un repas de protéine sur les acides aminés plasmatiques, l'insuline et le glucose chez des sujets normaux et diabétiques non-insulino-dépendants
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Résumé du colloque
Le but de cette étude est d'évaluer l'effet d'un repas de protéines (300g de boeuf) sur les courbes postprandiales du glucose plasmatique, d'insuline et des acides aminés chez des sujets normaux et diabétiques non-insulino-dépendants (DNID). À jeun, le niveau de glucose plasmatique était de 4,2 ± 0,3 pour le groupe témoin et de 8,0 ± 0,4 mmol/L pour le groupe des DNID et ces valeurs restaient inchangées durant les trois heures suivant l'ingestion. La concentration plasmatique d'insuline mesurée avant l'ingestion était de 35,6 ± 10,5 pour les témoins et de 98,2 ± 13,6 pmol/L pour les DNID. Une augmentation rapide de l'insuline, identifiée comme la phase céphalique, a été observée dans les deux groupes mais était légèrement retardée chez les sujets DNID (10 min) comparativement aux sujets normaux (2 min). Deux heures après l'ingestion, l'insuline plasmatique a augmenté d'environ 100% dans les 2 groupes, et à 180 min, le niveau plasmatique est demeuré élevé chez les sujets DNID mais a diminué significativement chez le groupe témoin. L'élévation de la concentration d'insuline en présence d'une glycémie inchangée suggère une augmentation de l'utilisation du glucose par une gluconéogénèse augmentée. On a donc mesuré la concentration plasmatique des acides aminés. Les niveaux d'alanine et d'arginine comme ceux de 7 acides aminés branchés étaient significativement plus élevés à jeun et ont augmenté davantage après le repas de protéines aussi bien chez les sujets DNID que chez les sujets normaux. Ces résultats ont également montré, sur l'ensemble de la courbe postprandiale, une forte corrélation entre les niveaux d'insuline et les niveaux d'arginine et d'alanine. La nature de cette relation n'est pas différente pour les deux groupes de sujets. Des niveaux plus élevés d'insuline observés chez les DNID correspondaient aux valeurs plus élevées d'arginine, d'alanine et des acides aminés totaux. Ces résultats suggèrent que la glycémie inchangée suivant un repas de protéines, en dépit de l'augmentation de son utilisation indiquée par une élévation de la sécrétion d'insuline, est causée par une gluconéogénèse accrue. Cette dernière pourrait être régulée principalement par l'alanine et l'arginine avec la participation des acides aminés branchés.
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