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Effets microprosodiques de durée en français québécois

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Hélène Morasse

Résumé du colloque

Dans le cadre d'une étude plus vaste visant à examiner l'effet des facteurs microprosodiques en français québécois en fonction de trois types d'oral (mots dans des phrases isolées, texte suivi lu, conversation semi-dirigée), nous nous proposons de présenter ici les premiers résultats pour le facteur durée qui s'appuient sur l'analyse de près de 2500 occurrences de voyelles produites par 4 locuteurs dans des contextes phonétiques contrôlés (mots ou logatomes monosyllabiques de structure CVC dans des phrases porteuses de type Le X de la Y est B). Contrairement à ce qui se passe pour l'intensité (Dolbec et Ouellon 1992; Ouellon et al. 1993), nos résultats s'accordent globalement avec ce qui a déjà été en français comme dans d'autres langues en ce qui a trait à la durée intrinsèque et aux effets co-intrinsèques. Ils diffèrent cependant des données précédemment dégagées pour le français québécois (O'Shaughnessy, 1981; Santerre et Roberge, 1993) pour ce qui est de l'ampleur des écarts observés, notamment dans le cas des durées intrinsèques, puisque le rapport entre les voyelles brèves et les voyelles longues est de l'ordre de 1:1,6 alors qu'il atteint 1,2:1,0 chez Santerre et Roberge. Divers facteurs peuvent être évoqués pour expliquer ces différences, notamment les caractéristiques individuelles des locuteurs à la méthodologie de prise de mesures en passant par les caractéristiques structurelles du corpus et ses conditions de production.

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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Titre du colloque :

Linguistique

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