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Résumé du colloque
Dans sa préface au ''Né en trompette'' de Serge Deyglun, Éloi de Grandmont compare le poète français Paul Fort, dont il évoque avec chaleur le souvenir, à un « trouvère », terme qu’il aurait pu appliquer à sa propre posture poétique, ancrée dans un art semblable du spectacle et du récital. Ce n’est pas sans raison que la figure d’Arlequin hante le premier recueil de vers d’Éloi de Grandmont : le poète, tel qu’il se donne à lire dans les textes, se rapproche d’un avatar moderne de celui-ci. La grande simplicité de ton et de langage trouvée chez de Grandmont ne correspond pas au dépouillement inquiet de ses quasi-contemporains Anne Hébert ou Saint-Denys Garneau – à qui de Grandmont dédie pourtant trois poèmes – : elle renvoie plutôt à un prosaïsme à la frontière entre plusieurs arts dont ceux de la scène, construction hybride dédiée à un public hétéroclite. Les procédés comiques, l’ironie et la légèreté infiltrent le lyrisme timide de son œuvre, qui s’éloigne rarement de la quotidienneté des choses. La régularité des vers de Grandmont épouse le rythme de la danse, image obsédante qui traverse ''Premiers secrets'' (1951) et ''Une saison en chansons'' (1963), en même temps que celui de la chanson, dont les poèmes se rapprochent d’une manière grandissante d’un recueil à l’autre. Il s’agira donc d’analyser comment la poétique d’Éloi de Grandmont se donne à lire comme un art de la scène, à fois dans son mode d’énonciation et dans la rhétorique ludique que déploient ses vers.
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