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En attendant l’inexorable. Discours et pratiques des juges pénaux à l’égard des peines non carcérales

FP

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Fernanda Prates

Résumé du colloque

La loi brésilienne présente plusieurs alternatives à la peine de prison, comme le sursis de la peine, du procès ainsi que les peines non carcérales; mesures comprises en général comme des mécanismes appropriés à la réinsertion sociale des accusés. Cette communication cherche à poser un regard différent sur les mesures non carcérales, en soulevant les représentations que les juges pénaux se font de ces dispositifs, en ayant comme base notre terrain auprès des magistrats pénaux à Rio de Janeiro. Au cours de cette recherche, nous avons remarqué certains aspects de l’application des mesures non carcérales dans la pratique judiciaire. Ces remarques seront présentées et approfondies dans cette communication de la façon suivante : 1. Au lieu de comprendre les mesures non carcérales comme un instrument de resocialisation, les juges l’assimilent comme une « chance » donné par l’État à l’accusé; 2. Dans un système où la clientèle est toujours la même (voleurs et trafiquants de drogue) et où les niveaux de récidive sont très élevés, les juges, en ordonnant des mesures non carcérales, ne s’attardent pas à une éventuelle auto réhabilitation de l’accusé; 3. Au contraire, il y a une certitude sur le (s) retour (s) des mêmes accusés au système pénal; 4. À ce moment-là, l’enfermement devient inévitable et la punition plus sévère puisque l’accusé, au lieu de profiter de la « chance » donné par l’État, a choisi de rester dans la « voie de la criminalité », ce qui intensifierait sa culpabilité.

Contexte

manager icon Responsables :
Bastien Quirion
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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