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Enregistrements de potentiels intracellulaires par microstimulation des photorécepteurs chez la mouche domestique

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Christian Gourdeau

Résumé du colloque

La compréhension du traitement de l’information des systèmes visuels biologiques demeure encore de nos jours très complexe. Nous avons donc adopté une stratégie d’analyse progressive des mécanismes de ce traitement de l’information. Nos travaux portent principalement sur l’étude du système visuel de la mouche domestique (Musca domestica). Nous procédons par des microstimulations lumineuses des photorécepteurs et nous effectuons des enregistrements électriques cellulaires dans les ganglions optiques subséquents afin de suivre l’évolution de la réponse le long de la chaîne nerveuse. La nature du système visuel chez la mouche (yeux à facettes) est telle, qu’un nombre restreint de photorécepteurs regarde dans une direction bien précise de l’espace. Il est donc possible d’éclairer les facettes de la mouche de telle sorte que seulement ce groupe de photorécepteurs déterminé ne répondent. Cet ensemble de cellules envoie des prolongements dans une cartouche commune de lamina tout en formant de nombreux contacts synaptiques entre elles. Le modèle électrique de l’interaction correspondant à ces photorécepteurs a été développé de manière théorique et simplifiée. Nous avons entrepris de mesurer expérimentalement les paramètres électriques de ce circuit afin de vérifier la validité du modèle théorique. Pour y parvenir, nous avons enregistré selon une séquence déterminée les potentiels intracellulaires avec des microélectrodes de verre à différents niveau dans le modèle. L’expérimentation a été réalisée sur un montage permettant d’éclairer simultanément plusieurs facettes en plus d’orienter la mouche par rapport aux faisceaux lumineux pour ainsi optimiser les réponses des cellules. Jusqu’à maintenant, nous avons obtenu des enregistrements tant de la réponse de photorécepteurs que des cellules de la couche voisine (les LMC : Large monopolar cells). Cependant, l’expérimentation entière ne nous donne pour l’instant que des résultats préliminaires. En effet, bien que le montage réduise au minimum les manipulations humaines, il est difficile d’obtenir et de garder les enregistrements pour toute la durée de l’expérience. Ce type d’expérimentation demande beaucoup de minutie mais les résultats escomptés nous permettront de mieux comprendre le traitement de l’information au niveau des systèmes de neurones biologiques.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Neurosciences et physiologie
host icon Hôte : Université de Trois-Rivières

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Titre du colloque :

Neurosciences et physiologie

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