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Entre cabotage ontologique et pulsion du grand large : la navigation géopoétique

MJ

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Morisset Jean

Résumé de la communication

S’il est… tels les coquillages, de nombreuses espèces animales dont l’épiderme sert de domicile ambulant ou qui transportent leur habitat à même leur corps, toute dissociation être-habitat se résolvant alors par la mort, qu’en est-il de l’homme? L’homo sapiens tire sa gloire de son ubiquité à travers les écosystèmes terrestres et parfois merrestres. Et par delà, de sa libération virtuelle de toutes contraintes imposées à l’habiter par l’environnement. Fort de prétextes religieux imposant la domestication obligée des forces naturelles par édit biblique, l’histoire de l’architecture en Occident est en bonne partie celle d’une séparation arrogante de la nature. En revanche, l’homme en marche… mocassinant à travers le monde, l’homme habité de nature est prescrit comme primitif, animiste et rétrograde. Qu’on pense à l’Inouk qui relie dans sa langue même l’utérus à l’iglou, marquant la continuité morphologique entre sa résidence intra-utérine et son transfert extra-utérin. Qu’on pense au chasseur-cueilleur dont la vie entière s’associe au marcher, au point où le cesser ambulatoire constitue le mourir. Quiconque pratique l’habiter ambulatoire n’a guère besoin de courtiser l’herméneutique pour savoir où il se trouve. Car il se trouve toujours où il est, sa conscience du lieu correspondant au lieu de sa conscience. Ainsi, le langage géopoétique constitue l’ultime conversation de l’homme en marche à travers un lui-même issu d’une terre inscrite dans sa propre ossature ontologique.

Résumé du colloque

Le colloque sera l'occasion du lancement du recueil «Les carnets des aventuriers» (sous la dir. de Hélène Guy, Camille Deslauriers, Alain Savoie et Marie-Daphné Létourneau), publié chez Chenelière éducation. Cet événement se déroulera le mercredi 11 mai dès 16h30. Ce sera aussi l'occasion, en date du jeudi 12 mai (dès 18h00) de souligner les dix ans du colloque "L’espace en toutes lettres" ayant eu lieu à Sherbrooke en 2001 et qui avait réuni pour la première fois au Québec littéraires et géographes. Le collectif réunissant les textes revus et augmentés des communications du colloque "L’espace en toutes lettres" a été publié aux éditions Nota Bene sous la direction de Rachel Bouvet et Basma El Omari.

Contexte

host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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