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Résumé du colloque
Depuis la décennie 1980, on assiste à l'élaboration d'une réponse néolibérale pour résoudre la crise écologique. Bien qu'il s'agisse d'une approche encore marginale, elle recrute de plus en plus d'adeptes et commence à se tailler une place dans certains débats politiques aux États-Unis, compte tenu en particulier de la désaffectation à l'égard des idéaux socialistes. Ces principaux défenseurs, que l'on peut qualifier de libéraux radicaux, soutiennent que les problèmes environnementaux sont les résultats de la réglementation étatique et que l'extension des droits de propriété privée à l'ensemble des ressources naturelles (air, eau, océans) s'avère le seul mécanisme en mesure d'apporter une solution adéquate. Il importe toutefois de constater que l'alternative du laissez-faire dans le domaine environnemental est développée par deux écoles de pensée, l'environnementalisme de marché (Anderson et Leal 1991; Moran, Chisholm et Porter 1991; Bennett et Block 1991) et le libertarisme (Machan 1995; Rothbard 1982), qui n'entretiennent aucune discussion entre elles. Notre recherche se penche sur la nécessité d'opérer une distinction entre ces deux démarches, non seulement pour des raisons d'ordre théorique, mais surtout parce qu'elles soulèvent des questions pratiques comportant des implications normatives divergentes. Nous procéderons ainsi à une présentation des deux théories, qui cherchent à justifier un système capitaliste pur, en étudiant leurs propositions respectives pour résoudre les problèmes de faisabilité rencontrés (théorie des biens publics purs, phénomène des externalités). Cette analyse révèle une différence substantielle au niveau des principes. Chez les environnementalistes de marché, la justification d'un État minimal repose en définitive sur des calculs utilitaristes, c'est-à-dire sur sa capacité d'assurer l'efficacité des mesures adoptées en matière environnementale. Les libertariens, en revanche, veulent fournir une fondation morale au capitalisme. Ce dernier s'avère le seul système de coordination légitime puisqu'il garantit le respect des droits fondamentaux et la promotion de la liberté individuelle.
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