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Épidémiologie des maladies gastro-intestinales et respiratoires : incidence, fraction attribuable à l'eau du robinet et coûts pour la société

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Pierre Payment

Résumé du colloque

Depuis 1989, nous avons effectué des études épidémiologiques prospectives dont le but est d’évaluer si l’eau du robinet peut être une source significative d’affections intestinales ou respiratoires. Ces études ont comparé des groupes de familles consommant de l’eau du robinet soumise à des traitements visant à éliminer les microorganismes qui pourraient encore s’y trouver. Les études ont porté sur un seul réseau de distribution afin de réduire les facteurs confondants et l’eau produite par l’usine de traitement rencontre toutes les normes de qualité nord-américaines (Québec, Canada et États-Unis). Toutes les études sont basées sur l’observation pendant de longues périodes (16 à 18 mois) des familles choisies au hasard et réparties de façon aléatoire dans les groupes d’observation. Lors d’une première étude, nous avons comparé des consommateurs d’eau du robinet à des ceux consommant une eau traitée par un purificateur domestique à osmose inversée. Lors d’études subséquentes, nous avons comparé des consommateurs d’eau du robinet à des consommateurs d’eau osmosée embouteillée. Dans les deux cas, nous avons observé que de 10 à 30% des maladies gastro-intestinales étaient apparemment associées à la consommation d’eau du robinet. Le taux d’hospitalisation annuel dû à des maladies gastro-intestinales ou respiratoires était de 0.7%, le taux de visite médicale de 19%. De plus, 25% des participants ont perdu au moins une journée de travail suite à ces maladies. La proportion des pertes due à l’eau de consommation serait de 10 à 30% et les coûts associés à ces effets sur la santé pourraient atteindre plusieurs millions de dollars par année pour le Canada.

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

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