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Résumé du colloque
En 1991, L'Amant de la Chine du Nord se présente à la fois comme une réécriture de L'Amant et un redressement du film que Jean-Jacques Annaud tirait du roman la même année. C'est avec une visée corrective que l'écriture de l'univers durassien indochinois reprend, pour tenter d'éclaircir ce que serait «l'image absolue» de L'Amant. Le principal déplacement effectué dans ce nouveau roman se trouve au niveau narratif : si L'Amant se caractérisait par l'oscillation entre un «je» et un «elle» narratifs, L'Amant de la Chine du Nord abandonne résolument le «je» pour se tourner vers un «on» qui fait place au spectateur. Le texte, en accueillant explicitement la présence d'une caméra, se projette en tant que film, et cherche à s'exposer, ce qui est rendu manifeste par l'utilisation d'un vocabulaire cinématographique et par l'usage incantatoire d'expressions telles que «on la voit», «on la perd de vue», «elle sort de l'image», etc. Cette fascination pour le voir se remarque aussi au niveau du discours dans le rapport entre les amants, qui communiquent leur désir principalement par le regard. Dans l'univers silencieux des romans durassiens, une érotique du regard se développe, où tout se joue entre les yeux ouverts et les yeux fermés. Nous nous proposons donc ici d'explorer les différentes manifestations et implications du regard dans L'Amant de la Chine du Nord, soit l'œil de la caméra et l'autorité de l'image; les regards désirants et la création d'un microcosme amoureux.
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