Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Résumé du colloque
On a parfois eu tendance à considérer que le transfert linguistique se résout à terme en l'abandon de la langue maternelle. Cette hypothèse est éprouvée à l'aide de données inédites tirées des recensements récents et d'enquêtes de Statistique Canada. Les transferts déclarés de l'anglais (langue maternelle) au français (langue d'usage à la maison) et aussi, au Québec, du français à l'anglais sont plus hétérogènes qu'on ne croyait. D'après les recensements, le groupe de français au Québec et le groupe anglais ailleurs au pays, dans environ un tiers des cas les personnes concernées ont par ailleurs indiqué ne pouvoir soutenir une conversation que dans leur langue maternelle. Les transferts effectués par des bilingues, selon différentes enquêtes, dans moins de la moitié des cas ceux-ci ont pour langue de préférence la langue qu'ils parlent le plus souvent à la maison. Les transferts linguistiques sont toutefois plus homogènes pour le groupe français à l'extérieur du Québec ainsi que pour la population dont la langue maternelle n'est ni l'anglais ni le français. Pour ces minorités, l'idée quelque peu simplificatrice qu'on se fait parfois des transferts linguistiques semble constituer une assez bonne approximation de la réalité.
Vous devez être connecté pour ajouter un élément à vos favoris.
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour continuer.
Outils de citation
Citer cet article :
MLA
APA
Chicago
Ajouter un dossier
Vous pouvez ajouter vos contenus préférés à des dossiers organisés. Une fois le dossier créé,
vous pouvez ajouter un article ou un contenu de la liste ou de la vue détaillée au dossier sélectionné dans la liste.