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État des minorités de langue officielle au Canada

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Charles Castonguay

Résumé du colloque

Au Québec, le pouvoir d’assimilation de l’anglais compense en grande partie la sous-fécondité de la minorité anglophone. De sorte que du point de vue du remplacement des générations, la population de langue anglaise s’y porte aussi bien que dans le reste du Canada. La minorité anglophone a même pu stabiliser ses effectifs grâce à la résorption récente de ses pertes migratoires. Son intégration plus poussée au sein d’une société de langue française promet donc d’assurer son avenir. En revanche, à l’extérieur du Québec, l’anglicisation et la sous-fécondité font en sorte que les jeunes enfants francophones sont moitié moins nombreux que la génération de leurs parents. Le profil selon l’âge de la population francophone hors Québec préfigure sa disparition tendancielle – processus qui se trouve déjà engagé dans la majorité des provinces. L’assimilation des francophones minoritaires augmente, si bien que l’anglicisation des francophones à l’extérieur du Québec annule les gains réalisés jusqu’à maintenant au Québec en matière de francisation des allophones. Afin d’assurer à la population de langue française au Canada – qui s’y trouve dans son ensemble minoritaire – un apport susceptible de compenser au moins en partie sa sous-fécondité, il faudrait intensifier la francisation des immigrants allophones à Montréal.

Contexte

host icon Hôte : Université de Sherbrooke

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