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Ethnicité et culture commune dans deux écoles secondaires pluriethniques en quartier francophone et anglophone

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Anne Lapierrière

Résumé du colloque

La composition ethnique des écoles montréalaises a radicalement changé ces dernières années, confrontant les jeunes de la majorité comme des minorités à une diversité culturelle accrue. Cette cohabitation donne-t-elle lieu à la construction d'une culture commune, et le cas échéant, quel est le rôle laissé à la culture ethnique et quelles transformations subit-elle? Nous avons tenté de répondre à ces questions à partir d'entrevues de groupes naturels d'années 1ère, 3e et 5e secondaire, dans deux écoles montréalaises pluriethniques. Si les Québécois francophones forment la majorité et l'autrus, ils ne représentent que 20% des effectifs de l'école. Plus de 400 jeunes d'origines québécoise-française, italienne et haïtienne ont été interrogés. La méthodologie utilisée était celle de la théorie ancrée (grounded theory). Dans l'école à majorité québécoise-française, le cosmopolitisme s'est révélé affaire individuelle et les cultures ethniques gardent le haut du pavé dans l'espace public, rivalisant pour définir les orientations que devrait prendre la société québécoise. En contraste, dans la seconde école, où les Québécois français sont minoritaires et entourés d'une myriade de minorités récemment arrivées au pays, une culture cosmopolite se solidifie tout au long du secondaire, renvoyant les cultures ethniques à l'espace privé. La majorité québécoise-française, gagnée au cosmopolitisme mais préoccupée par sa survie collective se retrouve ici décentrée. La solution qu'elle propose consiste à domifier les éléments critiques de sa culture particulière qu'elle aimerait voir partagés par tous.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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