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Étude de cas sur les fondements épistémologiques du développement de la sculpture inuit contemporaine au Nunavik

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Philippe Choquette

Résumé du colloque

Quoique les perceptions changent aujourd'hui, il n'est pas rare au Québec et ailleurs, lorsqu'on réfère à l'art des Inuit du Nunavik (le Nouveau-Québec), de penser, sans plus, à des petite sculptures en «pierre à savon» (stéatite). Autrement, les opinions restent partagés quant à la nature de ces productions: les uns croient être en présence de pratiques traditionnelles; d'autres, qui se disent plus avertis, jugent qu'il s'agit d'un art «inventé» par les Blancs. Or, de toute évidence, si l'art contemporain des Inuit doit énormément aux nombreuses initiatives de quelques «Qallunaat» (les non-aborigènes) à l'âme missionnaire, il ne faudrait pas négliger pour autant l'investissement des sculpteurs. Au cours des années 50, c'est James Houston et la «Canadian Handicrafts Guild» de Montréal qui attirent les premiers l'attention des Québécois, des Canadiens et du «monde entier» sur les sculptures en pierre du Nunavik. Tandis que l'entreprise en est à ses premiers balbutiements, la Guilde conclut une entente de subvention avec Ottawa qui prévoie la rédaction d'un livret d'instruction destiné aux Inuit. Sous la responsabilité de la Guilde, la brochure, connue sous le titre «Sanajasaq - Eskimo Handicrafts» (1951), est rédigée et illustrée de dessins - tel que l'avait souhaité le gouvernement - par James Houston. Notre étude veut réexaminer par quels moyens, de quelle manière, ce livret d'instruction a pu influencer ou non les productions des sculpteurs inuit, l'objectif étant ici d'apporter un éclairage nouveau sur les tenants et les aboutissants du développement controversé de la sculpture du Nunavik.

Contexte

manager icon Responsables :
David Karel
host icon Hôte : Université Laval

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