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Étude de la structure d’une bande de roches méta-sédimentaires à l’aide de la linéation suivant l’axe b

JB

Membre a labase

J. Beland

Résumé du colloque

Cette bande de roches métasédimentaires, intercalées de coulées de laves et de formations ferrifères, est située le long de la rivière Allard. La rivière Allard coule dans le territoire d’Abitibi, rejoint le lac Mattagami à une centaine de milles au nord-ouest de Senneterre et à une dizaine de milles à l’ouest de la rivière Bell. Cette région est en majeure partie couverte d’une épaisseur considérable de mort-terrain, percé ici et là par quelques rares affleurements. Ce manque d’affleurements limite de beaucoup les observations que l’on peut faire sur la structure de la roche sous-jacente. Pratiquement, seuls les relevés géophysiques ou les forages apportent quelques lumières sur cette question. Nous voulons ici attirer l’attention sur les possibilités qu’offrent la linéation suivant l’axe b dans le plan S (selon la notation de Sander) dans le « logging » des carottes de forage. Sur presque toutes les carottes prélevées sur une concession minière de cette région, on observe une linéation très distincte sur le plan de schistosité. On sait par ailleurs que la linéation suivant l’axe b dans le plan S de schistosité demeure constante dans une même province structurale, l’orientation de la linéation étant déterminée par la direction de la poussée produisant les plissements ; et on reconnaît que, dans une période de déformation, cette poussée peut s’exercer à différentes reprises, mais à peu près toujours dans la même direction. Cette linéation peut donc devenir le point de départ de toute une série de mesures sur les carottes de forage, à condition toutefois que l’on puisse la reconnaître. Dans la bande de roches métasédimentaires de la rivière Allard, on observe sur les carottes, dans les lits probablement moins compétents, de petits plissements secondaires, qui aident à reconnaître la linéation B suivant l’axe b. On sait en effet que ces plissements secondaires reflètent toujours le pli majeur ; ils ont même attitude et partant leurs axes sont parallèles à l’axe b. A partir d’un relevé au magnétomètre qui avait été fait auparavant, nous avons dessiné les contours magnétiques de cette région. Ces contours magnétiques suggèrent une direction générale est‐ouest des lits, avec pendage vertical ou très fortement incliné vers le nord. Mais il restait à vérifier cette interprétation. À cette fin, nous avons pris des segments de carottes de cinq trous de forage percés dans ces formations et nous avons tenté de déterminer la direction et l’inclinaison de la linéation suivant l’axe b. En partant du principe que cette linéation devait être constante, ces mesures de la direction et de l’inclinaison de la linéation devaient nous permettre de vérifier l’interprétation que nous avions fait des contours magnétiques pour cette raison que, dans ces mesures, entre la direction supposée des lits. Nous avons alors constaté que la linéation, loin d’être constante, variait de 50° en inclinaison et de 100° en direction. Nous avons alors conclu que les renseignements que pouvaient nous donner les concours magnétiques ne concorderaient pas avec ceux que pouvaient nous donner la linéation. Nous nous sommes donc rabattus sur une autre hypothèse. Sur quelques rares affleurements, on pouvait observer que la linéation B semblait être verticale. Supposant qu’elle devait être verticale partout dans toute la formation puisque la linéation B est constante dans une même province structurale, nous avons alors tenté de déterminer la direction des lits à partir de cette attitude de la linéation. Nous avons procédé à peu près de la même façon que nous l’avions fait auparavant, sauf que cette fois nous avons fixé la carotte dans sa position réelle à partir de la linéation. Nous avons évidemment obtenu des directions de lits différentes de celles suggérées par le magnétomètre. Dans un trou les directions mesurées pour différents horizons tendaient à se recouper, indiquant un plissement complexe. Malheureusement les trous de forage étaient trop peu nombreux et trop dispersés pour pousser plus loin cette étude de la structure en se servant de la linéation. Nous voulons cependant attirer l’attention sur les possibilités de la linéation dans l’étude de la structure de terrains recouverts de détritus glaciaires, d’épaisses couches de glaise et de sable, comme il en est dans la ceinture de glaise de l’Abitibi.

Contexte

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Minéralogie et géologie
host icon Hôte : Université Laval

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Titre du colloque :

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