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Résumé du colloque
Parmi les métaux lourds, le cuivre présente un intérêt particulier puisqu'il est à la fois un élément essentiel et toxique. Nous avons montré dans une étude in vivo chez le poisson (Julliard et al., Tissue & Cell, 1996, 28 : 367-377) que le cuivre à des concentrations juste au-dessus des valeurs physiologiques (20µg Cu²+/l), induit après 5 jours d'exposition, la mort par apoptose des neurorécepteurs olfactifs matures alors que les autres types cellulaires de la muqueuse olfactive demeurent intacts. Ce métal lourd à la dose utilisée semble donc être un neurotoxicant spécifique des neurones olfactifs. Afin de mieux appréhender les mécanismes qui induisent ce phénomène de cytotoxicité, nous avons développé un modèle expérimental simplifié utilisant une culture de neurones olfactifs immortalisés par transfection rétrovirale (don de R. Hen, Strasbourg, France). L'efficacité du cuivre comme neurotoxicant sur ces neurones en culture a d'abord été testée en les exposant pendant 48 h à différentes concentrations du métal (10 à 500 µg Cu²/l). La mise en évidence de la mort cellulaire se fait par le décompte des cellules dégénérées par le test d'exclusion au bleu trypan et par le marquage des cellules apoptotiques par la technique de Hoechst en fluorescence. Une augmentation du taux de la mort neuronale, dose-dépendante, est observée chez les cellules traitées, avec l'augmentation la plus significative (p<0.0001) pour la dose la plus élevée. Parmi les mécanismes possibles d'action du cuivre, il a été suggéré qu'un excès de ce métal peut induire la formation de radicaux libres impliqués dans le déclenchement de la mort neuronale. Pour le vérifier, nous avons testé sur notre modèle in vitro l'action de la mélatonine, un antioxydant reconnu pour ses effets neuroprotecteurs. Des cellules ont été exposées pendant 48 h à 500 µg Cu²/l en présence ou non de mélatonine (0.001 à 5 mM). Seuls les neurones exposés au cuivre en présence de mélatonine aux doses de 0.1 et 0.5 mM exhibent un taux faible de mort neuronale, comparable à celui des témoins. Il est possible que la mélatonine ait, parallèlement à l'induction enzymatique, une action directe sur la neutralisation des radicaux libres.
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