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Étude spectroscopique du phénomène de suppression du transport électronique dans les transistors à effet de champ à base de nanotubes de carbone

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François Lapointe

Résumé de la communication

Jusqu'à tout récemment, on croyait que les transistors à effet de champ à base de nanotubes de carbone (CNFET) démontraient exclusivement un transport de trous à l'atmosphère ambiante en raison d'une haute barrière de potentiel à l'injection d'électrons situés à l'interface électrode métallique-nanotube. Nous avons démontré par un nouvel ensemble d'expériences que cette hypothèse ne pouvait expliquer le transport ambipolaire mesuré à l'atmosphère ambiante simplement en modifiant la nature chimique du diélectrique utilisé comme substrat. Des expériences sous atmosphère contrôlée nous ont permis de déterminer la cause du phénomène responsable de l'inhibition du transport d'électrons dans les CNFETs; nous avons démontré qu'il s'agissait d'un transfert de charge de nature électrochimique vers le couple rédox de l'oxygène aqueux. Nous avons postulé que les intermédiaires du transfert de charge rédox sont stabilisés par la surface de SiO[SUB 2], sous forme d'espèces oxygène chargées négativement; ces dernières écrantant alors le potentiel appliqué à l'électrode de la grille. Nous avons testé l'existence de ces espèces oxygène principalement par des techniques spectroscopiques. Nous avons utilisé des expériences de thermodésorption programmée (spectrométrie de masse) couplée à de la spectroscopie infrarouge en réflexion-absorption afin de sonder l'interface du diélectrique des CNFETs opérés à l'atmosphère ambiante avant l'insertion dans la chambre expérimentale sous vide poussé.

Résumé du colloque

Deux chercheurs réputés seront présents pour donner des conférences plénières. Il s'agit de Gilles Horowitz (Paris-Diderot, France), spécialiste des semi-conducteurs organiques et Jean-Christophe Charlier (Louvain-la-Neuve, Belgique), spécialiste des nanotubes de carbone.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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