pen icon Communication
quote

Évaluation de la concentration de manganèse dans différents types d'eau de la région de Montréal, Canada

LN

Membre a labase

Louise Normandin

Résumé de la communication

Au Canada, l’addition du méthylcyclopentadiényle manganèse (MMT) dans l’essence sans plomb comme agent antidétonant entraîne des émissions manganiques. En effet, la combustion du MMT entraîne le rejet de phosphate et de sulfate de Mn, représentant un risque potentiel pour la santé publique. Des signes de neurotoxicité ont été observés tant chez les animaux que chez les humains exposés au Mn via l’eau potable. Cette étude visait à caractériser chimiquement certaines eaux d’utilisation ou d’accès public dans la région montréalaise, Canada. Il s’agissait entre autre de vérifier l’hypothèse selon laquelle l’utilisation du MMT contribuerait à une augmentation des teneurs manganiques aquatiques. Les concentrations de manganèse (Mn), de titane (Ti), de magnésium (Mg), de cuivre (Cu), de sodium (Na), de vanadium (V), de chlore (Cl), d’aluminium (Al), et de calcium (Ca) dans l’eau potable provenant d’eau du robinet prélevé à partir de fontaine, d’eau embouteillée et des eaux de surface de la région montréalaise ont été déterminées à partir d’une analyse par activation neutronique. D’une manière générale, les concentrations métalliques retrouvées dans les eaux du robinet et les eaux embouteillées respectent les valeurs limites fixées par les différents organismes nationaux et internationaux. Par ailleurs, les résultats indiquent que les concentrations moyennes d’eau provenant du robinet contiennent 13 fois plus de Cu que la concentration moyenne retrouvée dans les eaux embouteillées. En revanche, la teneur d’Al est environ 1,7 fois plus élevée dans l’eau embouteillée que dans l’eau du robinet et dépasse parfois la valeur de référence. Quant aux concentrations de Mn, les résultats indiquent qu’elles sont environ 18 fois plus élevées dans les eaux de surface que dans l’eau du robinet ou que l’eau embouteillée. Deux constatations peuvent donc être dégagées : 1) la qualité des eaux du robinet est globalement semblable à celle des eaux embouteillées, exceptions faites du Cu et l’Al; 2) la combustion du MMT peut contribuer aux concentrations de Mn dans l’eau de surface, mais jusqu’à présent aucune relation des concentrations de Mn dans l’eau de surface n’a été observées.

Contexte

news icon Domaine de la communication :
Pharmacologie et toxicologie
host icon Hôte : Université de Montréal

Découvrez d'autres communications scientifiques

news icon

Thème du communication :

Pharmacologie et toxicologie

Autres communications du même congressiste :

news icon

Domaine de la communication :

Pharmacologie et toxicologie