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Évolution de la plasticité phénotypique : le rôle du système de reproduction

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Allison Aldous

Résumé du colloque

Selon certains modèles théoriques, la plasticité phénotypique des plantes évoluera à un niveau optimum dans un environnement hétérogène seulement dans le cas où il y a reproduction sexuée. Pour confirmer ces prédictions, trois espèces de coudrier (Cyperus, Cyperaceae), chez qui les systèmes de reproduction sont différents, ont été comparés. Cyperus strigosus reproduit uniquement avec graines (sexuellement), C. esculentus avec graines, tubercules, et rhizomes (une combinaison sexuée et asexuelle), et C. dentatus avec bulbilles et rhizomes (asexuellement). Par rapport aux modèles, les prédictions du niveau de plasticité phénotypique par espèce seront C. strigosus > C. esculentus > C. dentatus. Neuf génotypes de chaque espèce ont été échantillonnés. Huit individus de chaque génotype ont été maintenus dans un de huit environnements en chambre de croissance. À maturité, les caractères suivants ont été mesurés : poids vivant et sec des feuilles, fleurs, et racines ; la superficie des feuilles ; nombre et poids des bulbilles, tubercules, et graines ; concentration de chlorophylle. La plasticité phénotypique a été estimée selon la variance de chaque caractère morphologique de chaque génotype à travers les huit environnements, et illustrée avec des graphiques de norme de réaction. Les diagrammes de norme de réaction indiquent que C. strigosus et C. esculentus, qui reproduisent tous les deux avec graines, ont évolué un niveau de plasticité plus haut que C. dentatus.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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