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Résumé du colloque
Pour qu’une société humaine perdure, il lui faut produire des enfants et les nourrir, et donc élaborer des normes relatives au contenu et à la durée de son nourrissage, aux individus et aux institutions qui en sont chargés. Depuis des siècles, les sociétés occidentales en attribuent la responsabilité à la femme qui a mis l’enfant au monde et à l’homme qu’elle a épousé. Des risques divers ont ainsi été associés à la procréation hors mariage et à la monoparentalité: risques d’infanticide et d’abandon, actifs ou passifs (par négligence, délaissement ou placements à répétition); risques de socialisation inadéquate se manifestant par des troubles du développement physique ou intellectuel, du comportement ou de la personnalité. Ces risques ont été imputés tantôt à la nature ou à la socialisation de la mère elle-même, tantôt à son environnement et à ses conditions de vie. Je rappellerai l’évolution historique de ces définitions et imputations ainsi que des mesures auxquelles elles ont donné lieu, en analysant plus particulièrement les conceptions contemporaines des risques de transmission intergénérationnelle des ratés de la socialisation, ainsi que de risques de pauvreté et de dépendance des mères seules à l’égard de collectivités et instances extra-familiales.
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