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Existe-t-il une égalité des chances dans la répartition des greffons rénaux au Québec?

JW

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Jean-Luc Wolff

Résumé du colloque

L'attribution des reins se fait selon une hiérarchie purement mathématique fondée sur les groupes tissulaires dans le but d'obtenir la meilleure compatibilité, sous-entendu le meilleur résultat. La fréquence des différents groupes tissulaires n'étant pas la même, il est clair qu'il n'y a pas égalité des chances. Cette attitude paraît être justifiée par la rareté des greffons. En fait, le nombre de patients en attente et le nombre de donneurs de notre province sont trop faibles pour obtenir un haut degré de compatibilité alors que d'autres facteurs qui ont un rôle pronostique parfois plus significatif ne peuvent être pris en compte. Nous devrions adapter notre système à la taille de notre population, favoriser l'égalité des chances dans un système qui s'inscrit encore actuellement dans une logique purement utilitaire: un système fondé sur la durée d'attente, principal facteur retenu par les "patients" car favorisant l'égalité des chances, peut autoriser le même degré de compatibilité qu'actuellement tout en tenant compte d'autres facteurs pronostiques significatifs. Ce mélange d'"égalitarisme" et d'"utilitarisme" est souhaitable et on peut s'étonner de la résistance médicale à cette conjugaison.

Contexte

manager icon Responsables :
Johanne Pomerleau
host icon Hôte : Université McGill

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