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Extraction du fer sans titanium en partant des magnétites titanifères

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Louis Bourgoin

Résumé du colloque

Depuis plus d'un demi-siècle, les métallurgistes se sont accoutumés à regarder les minerais de fer contenant plus de 10 pour cent de titane comme indésirables pour la production de produits ferreux. On reprochait à ces minerais, abondants dans certaines régions du globe, leur action très corrosive sur les revêtements des hauts fourneaux, et on prétendait que le titane réduit en même temps que les oxydes de fer passait sous forme de titanium pour donner un alliage fer-titanium inutilisable. Grâce à l'aide financière du ministère des Mines de Québec, les chercheurs ont poursuivi dans les laboratoires de l'École polytechnique de Montréal, des essais qui leur ont permis de conclure que l'opinion classique à propos des magnétites titanifères doit être complètement révisée. D'abord on possède maintenant des matériaux réfractaires qui résistent parfaitement à l'action des minerais fondus renfermant du titane qui se comporte comme la silice dans les scories. En partant de minerais du gisement de St-Charles (canton de Bourget) qui sont relativement pauvres en titanium (10.8 pour cent) on a pu obtenir facilement et à nombreuses reprises, des produits ferreux dans lesquels on ne trouve plus que 0.00 pour cent à 0.10 pour cent de Ti. Le titane se retrouve dans la scorie d'autant plus que l'opération de la réduction est plus rapide par le carbone. Des calculs théoriques avaient d'ailleurs laissé prévoir qu'il y avait un écart assez grand entre la température de réduction des oxydes de fer par rapport au titane. Le titane qui passe dans la scorie s'y trouve sous forme d'un silicate de fer et de titane.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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