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Faut-il croire à l'effet Baldwin?

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Edouard Machery

Résumé du colloque

Depuis l'apparition d'homo sapiens, il y a environ deux cent mille ans, l'espèce humaine a acquis un certain nombre de capacités cognitives. C'est le cas par exemple des capacités cognitives liées à la vie sociale dans des larges groupes. Certes, l'évolution par sélection naturelle peut être très rapide. Cependant, étant donné la complexité de ces capacités cognitives, il est surprenant que l'espèce humaine ait pu les acquérir en une durée si brève du point de vue de l'évolution. Certains biologistes, anthropologues et philosophes ont suggéré que la capacité culturelle des humains et l'effet Baldwin étaient ensemble responsables de la rapidité de cette évolution (par exemple, Deacon 1998 pour le langage, Henrich et Boyd 2001 pour les émotions morales, Godfrey-Smith 2002 pour la théorie de l'esprit). Cette explication est séduisante. Cependant, elle a été critiquée récemment par le philosophe Kim Sterelny (2003, ms). Il souligne que grâce à la culture, nous sommes en mesure de modifier radicalement les environnements dans lesquels nous et nos enfants apprenons. À ses yeux, cela suggère que l'on peut expliquer les capacités cognitives humaines sans faire appel à l'effet Baldwin. Cette contribution se propose de prolonger cette critique de l'effet Baldwin, en explicitant les nombreux problèmes rencontrés par les explications de l'évolution de la cognition humaine qui y font appel. Jusqu'ici, ces explications se sont simplifiées la tâche en négligeant ces difficultés. Leur crédibilité dépend maintenant de leur capacité à les prendre en compte sérieusement.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Esprit, langage et connaissance
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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Titre du colloque :

Esprit, langage et connaissance

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