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Résumé du colloque
La veille de sa mort, dans l'impossibilité de survivre, la mère de Jacques Ferron supplie son jeune fils «de ne pas se croire plus fin qu'un autre», «de faire comme tout le monde» et de changer son prénom de Jean-Jacques en celui de Jacques. Ces exigences singulières et ce nom amputé constituent, en quelque sorte, une partie de l'héritage ambigu de l'auteur. À la lumière de La créance, de l'«Appendice au Confitures de coings» et de certains textes autobiographiques publiés autour de 1975, époque à laquelle Ferron comptait écrire son double roman familial - celui du père, La plus haute autorité, et celui de la mère, La miss et sa soeur, ma mère -, il s'agit de montrer en quoi la notion d'héritage, dans l'oeuvre ferronienne, interroge directement les problématiques du don et du devoir, c'est-à-dire de ce qui, donné et reçu, devient alors son dû, une créance, une dette (impossible à signer - à acquitter - dès lors que manque le nom). Tel serait en effet le legs que laisse sa mère à l'auteur, c'est-à-dire une demande, une impossible exigence que ce dernier doit remplir au coût de son nom, objet symbolique "donné" et "reçu". Au-delà des questions de legs et d'héritage, c'est encore l'être de l'écrivain qui est mis en question par ce nom manquant, mais aussi, d'une certaine façon, la littérature quand elle se veut autobiographique, c'est-à-dire lorsque l'écrivain s'engage à en signer le pacte.
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