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Fibroses hépatiques - molécules antifibrosantes

JM

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Jean-Philippe Mavier

Résumé du colloque

Les cellules étoilées du foie (CEF) et les fibroblastes portaux jouent un rôle fondamental dans le développement de la fibrose hépatique. Au cours de ce processus, ces cellules s’activent en myofibroblastes, prolifèrent et synthétisent les composants matriciels. La fibrose hépatique est un processus dynamique caractérisé par une synthèse excessive de protéines matricielles et par une diminution de leur dégradation. Les stratégies thérapeutiques sont donc multiples. Expérimentalement, l’activation myofibroblastique des CEF est inhibée par les antioxydants comme la vitamine E ou par l’interféron gamma. Des études in vitro et in vivo chez l’animal montrent que la prolifération des cellules fibrocompétentes et/ou leur synthèse de collagène est(sont) diminuée(s) par les interféron alpha et gamma la pentoxifylline, les inhibiteurs de la prolyl hydroxylase et la rapamycine. Les lécithines polyinsaturées diminuent le développement de la fibrose hépatique chez le babouin alcoolique et cet effet pourrait s’expliquer par une stimulation de la fibrolyse par les métalloprotéases. L’activation, la prolifération et les capacités de synthèse des cellules fibrocompétentes sont régulées par diverses cytokines dont la plupart sont profibrogéniques comme le TGFß ou le PDGF, d’autres antifibrogéniques comme l’interleukine 10. Une autre cytokine, l’HGF, entraîne une réversion complète de la fibrose chez l’animal, après transduction de son gène dans le muscle strié. Le mécanisme d’action de l’HGF n’est pas clair; il pourrait s’expliquer par la diminution de l’expression du TGFß. Moduler l’expression des cytokines représente certainement une stratégie d’avenir dans le traitement de la fibrose hépatique.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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