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Fictionner sa vie au cinéma (se défaire et devenir)

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Guillaume Lafleur

Résumé de la communication

Sans contredit, le cinéma de fiction contemporain s’intéresse à la question de la filiation, soit pour désigner une trame politique à la résonance intime (Philippe Garrel), ou pour exprimer sous une nouvelle lumière crue la tyrannie des liens (James Gray). Cependant, quelques exemples récents du cinéma français formulent plutôt une déliaison entre parents et enfants, au profit de l’affabulation d’un récit fondateur, où le protagoniste principal n’est redevable que de lui-même. Deux cinéastes en particulier explorent cette trame narrative originale : Raoul Ruiz qui, depuis son diptyque formé de L’île au trésor et La ville des pirates, avec le tout jeune Melvil Poupaud , jusqu’au plus récent Comédie de l’innocence (2000), invente une énonciation qui s’identifie au point de vue de l’enfant, malicieux et mystificateur; et Christophe Honoré. Dans 17 fois Cécile Cassard (2002), ce dernier cinéaste raconte la lente recréation de la vie d’une femme, laissée avec son enfant par son compagnon, depuis la rencontre avec une communauté d’amis, impliquant la disparition progressive et intrigante de son statut de mère. Avec ces deux œuvres pour principaux exemples, nous chercherons à comprendre comment la fiction de cinéma, par les moyens du cadrage, peut suggérer un mode d’appropriation du monde visible qui se confond avec un regard d’enfant. Il peut aussi être vecteur d’expression d’un mouvement inachevé et donc fragmentaire, proposant autant de chemins possibles pour une vie nouvelle.

Résumé du colloque

Ce colloque sera l'occasion du lancement du numéro 18 (printemps 2009) des cahiers littéraires Contre-jour.

Contexte

host icon Hôte : Université d’Ottawa

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