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Résumé du colloque
Qu’est-ce qui a survécu au génocide? Et qu’est-ce qui a survécu aux déportations? Quelles sont les stratégies identitaires et mémorielles qu’envisagent les générations post-génocidaires et post-exiliques, ayant leur origine dans l’effacement catastrophique et dans la coupure généalogique? Ce sont quelques questions qu’aborde Egoyan « directement » dans Calendar (1993) et Ararat (2002) et indirectement dans ses premiers long-métrages, notamment Next of Kin (1983) et Family Viewing (1987). Les tentatives de réponses d’Egoyan constituent une thèse que nous pouvons extrapoler dès son premier long métrage Next of Kin et que le cinéaste maintient tout au long de sa carrière, jusqu’à son dernier film Ararat. En fait, la dissociation et l’étrangement-du-même constituent les principes qui guident l’œuvre d’Egoyan : son cinéma est hanté par la déconnection et l’aliénation, par une mémoire dissociée. Il s’agit d’une œuvre qui porte la marque du quasi-anéantissement de l’origine et de la coupure définitive d’avec la filiation biologique. Comment est-ce que le cinéaste représente la coupure généalogique et comment re-construit-il (re-members) la famille? Dans ce papier, j’examinerai les stratégies palliatives et réparatrices, soient la substitution et la fusion (inceste), qu’emploie Egoyan dans le travail de son obsession primaire, celle d’imaginer la famille?
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