pen icon Colloque
quote

Fo, durée, sonie : rapports entre données réelles et normalisées

HB

Membre a labase

Huguette Bellec

Résumé du colloque

Certaines études statistiques de grande envergure, comme celle de Wioland (1972), ont établi la fréquence d'occurrence des phonèmes du français. Or les facteurs de normalisation des paramètres acoustiques (Fo--Di Cristo, 1978; durée--Santerre et Roberge, 1992; et sonie--Rossi, 1981) opèrent sur des classes de voyelles qu'ils ramènent à une classe de référence, par exemple, la classe des non hautes en ce qui concerne les facteurs de normalisation de la durée. Il serait donc possible d'inférer le rapport entre données normalisées et données réelles dans un corpus qui respecte les fréquences d'occurrence du français, même en ne tenant pratiquement pas compte des différentes structures syllabiques. La question se pose parce que, par exemple, l'algorithme de normalisation de la Fo ne prend en compte que le trait voisé ou non voisé de la consonne en attaque. Or la majorité des syllabes du français ont au moins une consonne en attaque et qui plus est, les consonnes voisées et non voisées ont une fréquence d'apparition à peu près égale, selon Wioland. En ce qui concerne la durée, l'algorithme réduit surtout la durée des voyelles brèves précédées de constrictives sonores. La comparaison entre données réelles et données normalisées dans un corpus de lecture de 367 syllabes, dans différentes catégories qui sont linguistiquement pertinentes sur l'axe syntagmatique, comme les voyelles finales de syntagme par opposition aux voyelles non finales de syntagme, démontre que les rapports entre les données normalisées et non normalisées ne diffèrent pas beaucoup entre catégories. Cela signifie que le corpus est «normalement constitué», d'une part, et, d'autre part, qu'on pourrait, à partir d'une moyenne générale fictive quelconque (en synthèse de la parole), ou d'une moyenne générale réelle quelconque (en reconnaissance de la parole), dans un autre corpus «normalement constitué», déterminer les écarts «normaux» entre données réelles et données normalisées, et par conséquent, les écarts qui pourraient être source d'erreur.

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
host icon Hôte : Université McGill

Découvrez d'autres communications scientifiques

news icon

Titre du colloque :

Linguistique

Autres communications du même congressiste :

news icon

Thème du colloque :

Linguistique