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Résumé du colloque
L'argumentation en faveur de la thèse de l'embodiement repose en partie, comme bien des thèses des sciences cognitives, sur l'usage de simulations (soit des simulations purement informatiques, soit des « simulations » robotiques). Or, l'usage de simulations a été soumis à de vives critiques. Fodor, par exemple, considère qu'une simulation cognitive n'a pas un statut scientifique supérieur aux animations mécaniques d'un parc d'attractions. Il y a là un véritable « défi sceptique ». Est-ce que les simulations, et plus spécifiquement celles des sciences cognitives situées - animats, robots - peuvent nous permettre de faire des inférences à propos du réel ? Le sceptique répond que non. Certains sceptiques moins radicaux s'en prennent plus spécifiquement aux simulations informatiques, mais pas aux modèles robotiques. C'est à ces défis sceptiques que nous voudrions tenter de répondre. Nous examinerons tout d'abord deux solutions : celle de Zeigler, pour lequel une simulation est l'implémentation d'un modèle théorique abstrait; et celle de Hesse et d'Eliasmith, pour qui les modèles - et, chez ce dernier, les simulations - sont une forme d'analogie, mais une analogie contrôlée. Nous verrons que ces deux théories sont difficiles à appliquer séparément aux modèles animats et robotiques. Un cadre intégrant les deux théories de la simulation sera proposé.
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