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Fortune ou talent ? Le dilemme des femmes de lettres du XVIIIe siècle

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Marie-Laure Girou Swiderski

Résumé du colloque

Le désir de comparer Octavie Guichard, Mme Belot, présidente Durey de Meinières (1719-1804) et Marie-Catherine Darlus, présidente Thiroux d'Arconville (1720-1805) est né de la surprise devant l'évolution contrastée de leur carrière en leur temps et l'appréciation opposée de leur oeuvre aujourd'hui. Au départ tout semble les rapprocher : contemporaines, elles appartiennent au milieu de la noblesse parlementaire. Attirées par des sujets "masculins" : morale, histoire, elles s'y risquent d'abord par la traduction. Puis, elles oseront "écrire pour soi" : correspondance pour Mme de Meinières, ouvrages d'histoire et mémoires pour Mme d'Arconville. Veuves et n'écrivant plus, elles survivent à la Révolution. Anonyme et pourtant goûtée ou raillée et méconnue, leur oeuvre tombe ensuite dans un total oubli. Aujourd'hui, l'intérêt porté à la production féminine renverse le verdict contemporain : la riche Mme d'Arconville n'est plus lue et la pauvre veuve Belot voit apprécier son talent d'épistolière. Ces deux exemples illustrent bien la diversité audacieuse de l'écriture des femmes, en dépit des interdits sociaux et des contraintes économiques.

Contexte

host icon Hôte : Université d’Ottawa

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