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Résumé du colloque
Envisagée comme une volonté d’inscrire, voire d’incorporer le réel dans le texte, l’écriture fragmentaire chez Le Clézio est sensible dès Le Procès-verbal selon des procédés transtextuels – voir G. Genette, Palimpsestes – revendiqués : Le Clézio créé notamment un paratexte dans lequel il se dévoile derrière son personnage. Ces procédés engendrent une représentation fragmentée du réel dans l’écriture qui interroge la place du Moi à l’intérieur d’espaces « acentrés. » L’écriture du réel – qui n’est pas l’écriture sismographe, telle que définie par J.Bersani en 1966 – d’abord espérée comme une façon de relier le Moi avec la réalité, devient terreau d’interrogations sur l’instance auctoriale, puis sur l’instance écrivante. La Fièvre (1965) puis Le Déluge (1966) poursuivent cette écriture qui s’apparente à une quête, où l’écriture conteste constamment sa fonction représentative pour être « exercice de dissection » du réel. L’écriture se rêve regard, et l’écrivain géographe d’une réalité fragmentaire à ordonner pour tenter de « placer » le Moi dans une réalité démontée dans un processus d’interrogations successives qui, de morceau en « morceau d’une chose qui a été brisée en éclat » ( dictionnaire Littré, fragment ), amènent Le Clézio à remettre en question les instances de réel, d’auteur et de représentation. C’est Le Livre des fuites, en 1968. Ce n’est pas tant de la fuite du « Je » dont il est question que la fuite d’un réel impossible à saisir dans son mouvement. L’instance auc
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